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Les défunts sont-ils vraiment morts?

Le 2 novembre, au lendemain de la Toussaint, les catholiques commémorent leurs défunts. Qu’en est-il du rapport aux morts dans les différentes religions?
«Ce n’est pas parce que la personne est morte que la relation s’arrête», insiste la thanatologue et conteuse Alix Noble Burnand. Chaque 2 novembre, l’Église catholique romaine commémore ses défunts, le lendemain de la Toussaint qui est la fête de tous les saints. Messes pour le repos de l’âme, prières pour les morts, bénédictions des tombes, le catholicisme entretient un lien fort avec les fidèles disparus.

Ce n’est pas le cas du protestantisme. «En théologie protestante très brièvement dit, le défunt qui a placé sa foi en Christ est avec Dieu, dans le paradis, lieu de bonheur éternel. Il est dans la paix. Le fait de croire cela rend les vivants confiants et apaisés sur le destin de leurs défunts et vont plutôt s’investir dans ce qui précède la mort, à savoir la vie présente», explique le pasteur réformé Virgile Rochat. Cette divergence entre protestants et catholiques, on la doit au réformateur Martin Luther. Au Moyen-Age, la peur de la mort est liée, chez les chrétiens, à la perspective du Jugement dernier, la sentence de Dieu sur leurs actes et leurs pensées. Pour racheter leurs fautes et assurer leur salut, les fidèles paient des indulgences, une réduction ou l’annulation du temps au purgatoire, ce lieu de purification avant d’entrer au paradis.

Réagissant contre le commerce d’indulgences et cette marchandisation du salut, la Réforme protestante proclame sa gratuité et s’oppose au purgatoire. Ce bouleversement a de lourdes conséquences sur le rapport aux morts. Dès lors que le défunt est entre les mains de Dieu, les vivants ne peuvent pas influencer son sort, donc inutile de prier. Le corps ne rentre plus dans l’église, le pasteur ne doit pas être présent à l’enterrement et le lieu de sépulture n’a aucune importance. Fin XIXe siècle, cette tendance va s’assouplir et les pasteurs pourront à nouveau présider les services funèbres et proclamer l’Évangile pour consoler les familles.

«Culturellement, ce refus du mortuaire va générer une pudeur et une gêne qui laisse l’endeuillé sans ressources symboliques et culturelles. Les autres cultures permettent aux morts de faire le voyage dans l’au-delà, voire même l’accompagnent», relève Alix Noble Burnand.

Le protestantisme ne célèbre pas les morts. Il donne toute l’importance aux vivants. Une exception parmi les religions du Livre.

L’importance de la communauté

Dans la tradition juive, «le lien avec les défunts se fait surtout à travers le souvenir. Toutefois, nous faisons également des prières pour que les patriarches, les pères fondateurs, intercèdent pour les vivants», explique Marc Elikan, membre de la Communauté israélite de Lausanne et du canton de Vaud et président de la Loge Edmond Fleg du B’nai Brith, une organisation juive. Toutefois, des rites bien précis permettant de faire le deuil entourent le décès. «Le corps de la personne décédée n’est jamais laissé seul. Elle est entourée par ses proches qui récitent des psaumes et l’enterrement a lieu le plus rapidement possible. Les personnes endeuillées n’ont pas le droit de faire quoi que ce soit durant les sept jours qui suivent le décès. La communauté se relaie pour leur apporter à manger et rester auprès d’elles. Puis, pendant 30 jours encore, elles portent le deuil. Seulement onze mois plus tard, la pierre tombale est posée sur la tombe du défunt. Le côté communautaire qui entoure le deuil est essentiel», ajoute-t-il.

Dans l’islam, le côté communautaire a également beaucoup de place. «Dans les pays musulmans, le village, le quartier, la famille et les voisins, tous vivent la mort et consolent la famille, la déchargeant de ses besoins matériels durant les jours de deuil», explique l’imam Mostafa Brahami, auteur d’un ouvrage sur les rites funéraires musulmans. Lorsqu’une personne meurt, ses proches ont le devoir de la laver, de la mettre dans un linceul et de prier pour elle afin qu’elle puisse être enterrée. «Si le mort ne peut plus revenir à la vie et donc ne peut plus faire de bonnes œuvres, il peut laisser derrière lui des aumônes courantes, c’est-à-dire des bonnes actions comme le fait de s’être occupé d’un orphelin et en retirer les bienfaits, même après sa mort. La famille et les amis sont encouragés à faire des prières pour le mort en tout temps. Il garde une place au sein de la communauté», souligne Mostafa Brahami.

Souvenirs et renaissance

Dans le bouddhisme de tradition tibétaine, «il n’y a pas d’autres liens entre morts et vivants que celui de la mémoire. S’il n’y a que le corps qui meurt, le continuum mental (ndlr. l’esprit affecté par le karma) perdure et conduit à l’émergence d’autres formes de vie», explique Claude Welscher anthropologue, enseignant et pratiquant de la méditation bouddhiste. Après sa mort, le défunt est veillé pendant trois à cinq jours avant d’être brûlé. «Puis, pendant 49 jours, une période appelée Bardo, des moines effectuent de nombreux rituels favorisant une renaissance heureuse. Il ne s’agit pas de la réincarnation d’un ego, mais d’une nouvelle forme d’existence humaine ou non, conditionnée par les actes de toutes les vies antérieures», ajoute Claude Welscher qui souligne que renaître est une souffrance. «La finalité est de quitter le samsara, donc le cycle infini des renaissances et d’atteindre le nirvana, la libération.»

Du côté de l’hindouisme, pas de lieux de sépulture où se rattacher aux morts. «Des rituels pour les ancêtres de la famille existent néanmoins», relève Raphaël Rousseleau, professeur d’anthropologie des mondes indiens et indigènes à l’Université de Lausanne. «Quand une personne décède, son corps est brûlé et après une période de deuil, la famille consomme des boulettes de riz également destinées au défunt. Ce rituel lui permet de s’en aller et de devenir un ancêtre. Concernant son âme, s’il a bien rempli son devoir, il peut renaître dans une forme de vie supérieure. En pratique, de nombreux adeptes considèrent que les défunts peuvent renaître au sein de leur propre famille.»

Selon Alix Noble Burnand, trois temps liés à la mort se retrouvent dans toutes les cultures: la séparation, qui concerne le travail autour du corps et l’enterrement; la marge, le temps du deuil; et l’agrégation, la levée du deuil. «Lorsqu’une personne nous manque, elle devient extrêmement présente et il faut pouvoir continuer à travailler la relation, notamment par des rites qui nous permettent de nous souvenir. Tout le monde parle mentalement avec ses proches décédés, mais personne n’ose le dire», constate la thanatologue.

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