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Affrontements à Jérusalem lors des funérailles de la journaliste Shireen Abu Akleh

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Des heurts ont opposé vendredi à Jérusalem la police israélienne à des Palestiniens qui participaient aux obsèques de la journaliste d’Al Jazeera Shireen Abu Akleh, tuée par balle cette semaine lors d’un reportage en Cisjordanie.

Les forces de sécurité, qui faisaient face à des dizaines de manifestants brandissant des drapeaux palestiniens et entonnant des chants nationalistes dans l’enceinte de l’hôpital Saint-Joseph, à Jérusalem-Est, ont chargé au début du cortège funèbre, selon des images de télévision.

Les Palestiniens qui portaient le cercueil de la journaliste ont été poussés vers un mur et ont failli faire tomber la défunte.

La police israélienne a affirmé que des participants à la procession, qu’elle a présentés comme des émeutiers, avaient commencé à jeter des pierres. « Les policiers ont été contraints d’agir », a-t-elle déclaré.

Le Qatar et Al Jazeera ont condamné le comportement de la police. Le porte-parole de l’Onu, Farhan Haq, a jugé les images « très choquantes » et l’émissaire américaine aux Nations unies, Linda Thomas-Greenfield, s’est dite « bouleversée par ces images ». L’Union européenne s’est dite atterrée.

Quelques minutes plus tard, le cercueil de Shireen Abu Akleh a été placé dans un véhicule qui s’est dirigé vers la cathédrale de l’Annonciation de la Vierge dans la vieille ville fortifiée de Jérusalem, où la cérémonie s’est déroulée dans le calme.

Shireen Abu Akleh, qui couvrait les affaires palestiniennes et le Moyen-Orient depuis plus de vingt ans, a été tuée par balle alors qu’elle effectuait un reportage sur une opération israélienne en Cisjordanie mercredi.

ENQUÊTES ET RAIDS

L’armée israélienne a déclaré vendredi que son enquête préliminaire « a conclu qu’il n’est pas possible de déterminer sans équivoque la source des coups de feu qui ont touché et tué Madame Abu Akleh ».

L’enquête a soulevé deux possibilités, a précisé l’armée dans un communiqué. La première, que Shireen Abu Akleh a été touchée par des militants palestiniens qui tiraient des dizaines de balles en direction de véhicules militaires israéliens, « ce qui est également la direction où se trouvait Madame Abu Akleh ».

La seconde, qu’elle a été atteinte par le tir de riposte d’un soldat israélien, qui se trouvait à bord d’une jeep et visait un tireur palestinien. Le véhicule se trouvait à environ 200 mètres de la journaliste, a précisé l’armée.

Israël a proposé aux Palestiniens de mener une enquête conjointe et leur a demandé de lui fournir la balle ayant tué Shireen Abu Akleh pour l’examiner.

Les Palestiniens ont refusé la demande d’Israël et ont demandé une enquête internationale.

Les forces israéliennes ont repris vendredi leurs raids dans la banlieue de Djénine, où Shireen Abu Akleh a été tuée, et le ministère palestinien de la Santé a déclaré que 13 Palestiniens avaient été blessés.

Le groupe palestinien du Djihad islamique a quant à lui revendiqué la mort d’un officier de police israélien lors d’un échange de coups de feu à Djénine.

Un porte-parole du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré que les événements de Jérusalem et de Djénine pourraient mener à une escalade des tensions.

(Reportage de Maayan Lubell à Jérusalem ; Ali Sawafta à Ramallah et Nidal al-Mughrabi à Gaza ; version française Elena Vardon et Camille Raynaud, édité par Matthieu Protard)

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