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Italie: La présidentielle toujours dans l’impasse, la tension monte

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par Angelo Amante et Crispian Balmer

ROME (Reuters) – Le quatrième tour de scrutin pour l’élection du président de la République italienne n’a donné jeudi aucun résultat, comme les trois premiers, les tractations entre les différentes forces politiques pour faire émerger une solution de compromis restant infructueuses, au risque de saper la cohésion de la coalition au pouvoir.

Le centre droit et le centre gauche n’avaient soumis aucun nom aux grands électeurs, composés pour l’essentiel des élus des deux chambres du Parlement, pour ce vote qui, contrairement aux trois précédents, se jouait à la majorité absolue et plus à celle des deux tiers.

Le président du Conseil, Mario Draghi, reste considéré comme un recours possible mais ses chances semblent avoir diminué au fil des jours, des parlementaires de plus en plus nombreux refusant de lui apporter leur suffrage de peur que son élection fasse éclater la coalition gouvernementale, qui réunit le centre droit et le centre gauche, et débouche sur de nouvelles législatives.

La solution la plus simple serait que le président sortant, Sergio Mattarella, accepte de postuler à un deuxième mandat de sept ans, ce qu’il a exclu jusqu’à présent. Les votes en sa faveur, de plus en plus nombreux au fil des tours de scrutin, suggèrent qu’une partie des électeurs espèrent le convaincre de changer d’avis.

Jeudi, il a ainsi réuni plus de 160 voix contre 125 la veille.

Si le rôle du président de la République dans la gestion des affaires courantes est principalement honorifique, il est souvent décisif lors des crises politiques qui rythment la vie de la péninsule depuis la Seconde Guerre mondiale. Le chef de l’Etat peut notamment choisir le président du Conseil et dissoudre le Parlement.

SALVINI ÉVOQUE DES CANDIDATS NON-PARTISANS

A droite, La Ligue, Forza Italia et Fratelli d’Italia avaient appelé à l’abstention pour le quatrième tour de scrutin.

Dans un communiqué commun, leurs dirigeants ont déclaré souhaiter l’élection d’une personnalité « de haute valeur institutionnelle », une formulation qui suggère qu’ils pourraient chercher un candidat ou une candidate hors du champ politique, par exemple dans la magistrature ou la haute fonction publique.

Matteo Salvini, le chef de file de La Ligue, a ensuite dit espérer qu’un nouveau tour de scrutin aboutisse vendredi, ajoutant qu’il allait proposer des candidats non-partisans au centre gauche.

Parmi les noms régulièrement cités dans la presse italienne figurent ceux d’Elisabetta Belloni, une diplomate qui dirige les services secrets, et de Marta Cartabia, l’actuelle ministre de la Justice, première femme à avoir présidé la Cour constitutionnelle nationale.

Le nom de l’ancien juge à la Cour constitutionnelle Sabino Cassese, 86 ans, a également été mentionné.

À gauche, le Mouvement 5-Etoiles, le Parti démocrate (PD) et le mouvement Libres et Egaux (LEU) avaient annoncé qu’ils voteraient blanc ce jeudi. Et le chef de file du PD, Enrico Letta, a mis en garde la droite contre le risque de voir une initiative unilatérale saper la coalition.

« Ce serait le meilleur moyen de tout faire exploser », a-t-il dit.

(Reportage Angelo Amante et Giulia Segreti, version française Bertrand Boucey et Marc Angrand, édité par Sophie Louet)

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