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Trois décès et d’importants dégâts dans les îles Tonga, coupées du monde

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par Kirsty Needham et Praveen Menon

SYDNEY/WELLINGTON (Reuters) – Le bilan provisoire de l’éruption volcanique et du tsunami survenus dans les îles Tonga est de trois morts, a annoncé mardi le royaume, qui fait état d’importants dégâts, avec notamment la destruction d’un village entier.

Le gouvernement du royaume des Tonga — composé de 176 îles —a déclaré que l’évacuation de certaines îles périphériques avait commencé après la destruction de maisons, dont un village entier sur l’île de Mango, à 50-70 km du volcan sous-marin Hunga Tonga-Hunga Ha’apai entré en éruption samedi dernier.

Dans un communiqué, le bureau du Premier ministre a confirmé le décès d’une femme de 65 ans sur l’île de Mango, d’un homme de 49 ans sur l’île de Nomuka, et d’un ressortissant britannique de 50 ans. Plusieurs blessés ont également été signalés. Cependant, les moyens de communication étant coupés, il reste difficile d’établir un bilan.

La zone a été frappée par des vagues de cinq à dix mètres de haut, a rapporté le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’Onu (BCAH).

La marine nationale s’est déployée avec des équipes médicales pour apporter de l’eau, de la nourriture et des tentes sur les îles périphériques de Ha’apai. De l’aide a également été envoyée mardi dans les îles de Mango, Fonoifua et Namuka, a indiqué le bureau.

« Les gens paniquent, les gens courent et se blessent. Il est possible qu’il y ait d’autres morts, mais nous prions pour que ce ne soit pas le cas », a déclaré à Reuters le chef de mission adjoint de Tonga en Australie, Curtis Tu’ihalangingie.

Une épaisse couche de cendres recouvre les îles, selon les images aériennes fournies par la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

Le principal aéroport de l’archipel, l’aéroport international de Fua’amotu, n’a pas été endommagé, mais les cendres empêchent son fonctionnement complet, entravant les efforts de secours internationaux.

« TOUT EST DEVENU NOIR »

Le BCAH a indiqué que d’après les responsables tongiens, le déblaiement de la piste d’atterrissage se faisait manuellement et que la première ouverture était prévue pour mercredi.

La Nouvelle-Zélande a annoncé que deux navires, le HMNZS Wellington et le HMNZS Aotearoa, apportaient des réserves d’eau, des équipes d’experts et un hélicoptère.

La ministre australienne des Affaires étrangères, Marise Payne, a déclaré que des avions C-130 australiens pourraient acheminer de l’aide humanitaire, tels que des équipements pour la purification de l’eau, et que le navire HMAS Adelaide était prêt à accueillir des équipes d’ingénieurs et de médecins ainsi que des hélicoptères.

« Nous n’avons aucun contact avec les Tonga depuis que le tsunami a frappé, tout est devenu noir », a déclaré à Reuters Seini Taumoepeau, artiste et militante tongienne basée à Sydney, qui attend des nouvelles de sa famille.

Le fournisseur international de réseau de téléphonie mobile Digicel a mis en place un système provisoire sur l’île principale en utilisant l’antenne parabolique de l’Université du Pacifique Sud, a indiqué la Nouvelle-Zélande.

Par ailleurs, Subcom, une entreprise privée américaine chargée de réparer les câbles sous-marins dans la région Asie-Pacifique, a déclaré qu’elle travaillait avec la compagnie Tonga Cable pour réparer la connexion entre les Tonga et Fidji.

Toutefois, Samiuela Fonua, président de Tonga Cable, a déclaré que le câble sous-marin ne serait pas réparé tant que l’activité volcanique ne cesserait pas.

L’île de Hunga Tonga-Hunga Ha’apai, située sur la ceinture de feu sismique du Pacifique, a pratiquement disparu après l’explosion, selon les images satellite, ce qui rend difficile le suivi de l’activité par les volcanologues.

(Reportage Jane Wardell, Praveen Menon et Kirsty Needham; avec la contribution de Emma Farge, Emma Thomassaon et ElaineLies, rédigé par Jane Wardell, version française Dina Kartit, édité par Sophie Louet)

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