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France 2022: Après le débat, Le Pen et Macron de retour sur le terrain

Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont repartis en campagne jeudi sur le thème du « pouvoir d’achat », à trois jours du second tour de la présidentielle, avec le sentiment du devoir accompli lors de leur unique débat télévisé, jugé « de bonne tenue » par les deux camps.

Pendant que le président sortant promettait à Saint-Denis davantage de moyens pour les quartiers populaires, la candidate du Rassemblement National (RN) a mis en garde contre le « saccage social » qu’entraînerait selon elle sa réélection.

En déplacement à Roye, une ville de la Somme où elle a obtenu plus de 40% des voix au premier tour, pour rencontrer des chauffeurs-routiers affectés par la hausse des prix des carburants, Marine Le Pen s’est présentée comme la « candidate de la France qui travaille ».

« J’ai toutes les chances de gagner », a assuré Marine Le Pen au lendemain du débat télévisé, même si 59% des Français ont trouvé qu’Emmanuel Macron s’était montré le plus convaincant, selon un sondage Elabe pour BFM TV, et que les dernières enquêtes d’intention de vote accordent une dizaine de points d’avance au chef de l’Etat.

En meeting dans la soirée à Arras (Pas-de-Calais), Marine Le Pen a fustigé un « Emmanuel Macron nonchalant, condescendant et d’une arrogance sans limite. Un président ne devrait pas se comporter comme cela. »

Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont affrontés mercredi soir avec une retenue à rebours de leur joute de 2017, qui n’a pas empêché des accrochages acides sur le pouvoir d’achat et l’islamisme et les enjeux diplomatiques du moment, tels le conflit ukrainien et l’avenir de l’UE.

Selon les chiffres diffusés par Médiamétrie, le débat a rassemblé 15,6 millions de personnes sur l’ensemble des canaux de diffusion, contre 16 millions lors du débat de 2017 qui avait tourné au désastre pour la candidate du RN.

Les échanges ont laissé sur leur faim de nombreux observateurs, à l’image du troisième homme du premier tour, Jean-Luc Mélenchon, qui s’est dit sur Twitter navré d’avoir été le témoin d’un tel « gâchis », alors que les deux finalistes se disputent ses électeurs.

C’est d’ailleurs à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), une ville qui a voté à 61% en faveur du chef de file de La France insoumise, qu’Emmanuel Macron est arrivé jeudi, choisissant une nouvelle fois une terre plutôt hostile pour se mettre « à portée d’engueulade » des Français, comme il aime à le répéter.

« Ça ne change pas assez vite, la vie ne change pas assez vite », a reconnu le chef de l’Etat.

« L’ensemble des habitants de ces quartiers populaires sont une chance pour la République », a insisté Emmanuel Macron. « On ne résout aucun problème en séparant une partie de notre société, en déconsidérant cette population. »

MACRON PROMET DES MOYENS POUR LES QUARTIERS

Se disant « à l’écoute », y compris de son adversaire, Emmanuel Macron a promis, s’il est réélu, « une démultiplication des moyens » pour les quartiers populaires, notamment pour la jeunesse (petite enfance, éducation, accès à l’emploi), la lutte contre « l’habitat indigne », la sécurité et le développement économique.

Face au camp présidentiel qui reproche à Marine Le Pen les « incohérences » et l' »imprécision » de son programme, le RN a martelé toute la journée les accusations d' »arrogance » qui avaient déjà alimenté le mouvement des « Gilets jaunes ».

« Emmanuel Macron est l’insulteur numéro un du pays. Quand il insulte Marine Le Pen, en réalité c’est les Français qu’il insulte », a attaqué le président du RN, Jordan Bardella, sur BFM TV.

A Arras, Marine Le Pen s’est annoncée en « présidente du respect » tout en lançant un appel à la « majorité silencieuse ».

« Il n’y a pas de fatalité : si le peuple vote, le peuple gagne », a-t-elle dit. « Peuple de France, lève-toi, reprend confiance, défend ton passé, défend ton présent et surtout dimanche, défend ton avenir ».

« On va gagner », lui a répondu la foule de quelque 4.000 personnes où beaucoup brandissaient des drapeaux tricolores.

La France Insoumise est quant à elle tournée vers le « troisième tour », les élections législatives des 12 et 19 juin, lors desquelles Jean-Luc Mélenchon a appelé mercredi les Français à « l’élire Premier ministre » en contraignant Emmanuel Macron à une cohabitation.

« On avait à la fois un président dans toute son arrogance sociale, qui n’a jamais été contesté finalement, réellement et sérieusement par Marine Le Pen. Je ne comprends pas pour quelle raison elle était aussi molle », a feint de s’interroger le député de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière.

Du côté du président sortant, on dénonce un procès d’intention. « Moi je n’ai pas vu d’arrogance chez Emmanuel Macron hier. J’ai vu de la détermination, de la conviction de défendre son projet, et il a bien raison. On l’attaque, donc il se défend », a commenté Bruno Le Maire.

Emmanuel Macron a exprimé après le débat son regret de ne pas avoir parlé davantage d’écologie, devenue un sujet majeur de l’entre-deux-tours dans la quête du soutien des électeurs de gauche, et qualifiée par Bruno Le Maire de « grand blanc et grand vide du projet de Marine Le Pen ».

(Reportage Elizabeth Pineau à Roye et Arras, rédigé par Myriam Rivet et Tangi Salaün, édité par Sophie Louet)

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