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Comment les chrétiens protestants ont censuré Noël

Avant la dinde, le sapin et les cadeaux, la fête de Noël rimait avec orgies et excès d’alcool, et ce jusque dans les églises. La Réforme protestante a tenté de mettre le holà en confinant les réjouissances dans les foyers. Décryptage avec l’historien genevois François Walter.
Noël, c’était pas mieux avant? Imaginez seulement vous retrouver le soir de Noël dans une église où la ferveur des prières n’a d’égal que les rixes qui se jouent dans la nef. Où les fidèles venus se retrouver pour de goulues embrassades, n’écoutent le sermon que d’une oreille. Longtemps, Noël a eu des allures de scandale. C’était sans compter sur les protestants qui rapatrient les fêtards à la maison. Coauteur de l’ouvrage «Noël, une si longue histoire» (Payot, 2016), l’historien et professeur honoraire à l’Université de Genève François Walter revient sur l’histoire de cette remise à l’ordre. Interview.

Noël a longtemps été la nuit de tous les excès, à l’église aussi. Vous nous brossez le tableau?

On fait crever des vessies de porc gonflées et tourner des crécelles. On mange, on danse et les chants de Noël tournent rapidement au grivois. L’église est aussi un lieu de rendez-vous galant. Et il n’est pas rare que l’ivresse et la bagarre soient de la célébration. Jusqu’au XVIIIe-XIXe siècles, les cérémonies religieuses de Noël n’étaient pas synonyme de silence et de piété disciplinée. Elles étaient mêlées à l’agitation des fêtes de fin d’année.

Quelle est l’origine de cette joyeuse confusion?

La période du solstice d’hiver était entourée de rites profanes qui se déroulaient de début décembre à mi-janvier. Or, fixer la date de Noël au 25 décembre et introduire une liturgie ne gomme pas ce qui se vit autour. Il y avait donc collusion entre les pratiques laïques et les célébrations chrétiennes qui se tenaient dans une atmosphère nocturne propice à croire que tout était permis.

« Jusqu’au XVIIIe-XIXe siècles, les cérémonies religieuses de Noël n’étaient pas synonyme de silence et de piété disciplinée. »
FRANÇOIS WALTER

Jusqu’où les Églises tolèrent-elles ce mélange des genres?

Les attitudes sont diverses. En 1550, déjà, le réformateur Calvin supprime Noël. Une décision qui passe mal auprès de la population. Il est réintroduit en 1788. Chez les luthériens, on maintient le culte de Noël, qui a lieu l’après-midi du 24 décembre. Côté catholique, le mélange des rites religieux et profanes à Noël est mieux toléré.

De quelle manière cela s’exprime-t-il?

La fête de l’âne est la plus représentative. On faisait entrer l’animal dans l’église. Pendant l’office, les chants se terminaient par des «Hi han». On célébrait ainsi la «sainte famille», la fuite en Égypte, mais aussi l’âne comme symbole de la pauvreté évangélique. On peut aussi citer les fêtes d’inversion, qui renversaient les hiérarchies. À la fête des Innocents, par exemple, un jeune clerc était nommé évêque et présidait les célébrations du 26 au 28 décembre. Cette tendance se retrouve dans la fête des Rois, le jour de l’Épiphanie.

Mais, ces fêtes ont donné lieu à des débordements et mascarades qui ne se référaient plus au religieux. Sans compter qu’avec le solstice d’hiver et la crainte de ne pas voir revenir le soleil, on cherchait à chasser et à se protéger des diables et autres créatures de l’au-delà qui viendraient semer le chaos sur la Terre. Raison pour laquelle, on faisait par exemple brûler une bûche dans la cheminée durant la nuit, dont il nous reste aujourd’hui un dessert roulé.

Les Églises finissent donc par sonner le glas.

À partir du XVIIe siècle, dans l’Europe chrétienne de la Réforme protestante et de la Contre-Réforme catholique, les Églises tentent de mettre de l’ordre pour relever les mœurs jugées dissolues. La dimension collective de la fête de Noël disparaît progressivement au profit de la fête familiale que nous connaissons aujourd’hui. Noël devient une fête de l’entre-soi, qui n’a pas sa place dans l’espace public, sous l’influence du luthéranisme de l’Allemagne protestante.

« Noël devient une fête de l’entre-soi »
FRANÇOIS WALTER

Le clergé bénéficie-t-il de l’appui des autorités civiles?

Oui. Les gens faisaient la fête entre Noël et l’Épiphanie. Ils ne travaillaient donc pas. Une réalité impensable dans la société industrialisée du XVIIIe siècle. En Allemagne, les princes iront donc jusqu’à interdire la messe de minuit et mettre les cultes en journée. On interdit l’ouverture des auberges le 24 décembre. À Genève, jusque durant les années 1920, un laïc – qu’on appelait le «suisse» – empêchait les gens ivres d’entrer dans l’église le soir de Noël.

Comment expliquer le succès de cette manœuvre?

Ce modèle bourgeois suit la tendance moralisatrice de la société du XIXe siècle, qui instaure des normes s’agissant par exemple du mariage et de la sexualité. Le modèle luthérien allemand valorise les valeurs de la famille: l’enfant et le vieillard deviennent centraux dans la fête de Noël, tout en gardant sa dimension religieuse.

L’accès à l’espace public est restreint au maximum. Comment s’assurer que les gens restent chez eux?

La fête se codifie dès le XIXe siècle. Les symboles religieux se retrouvent peu à peu dans l’environnement familial. Le sapin de Noël fait son apparition dans les foyers, protestants d’abord. La cérémonie des cadeaux, qui se tenait traditionnellement le 6 décembre a désormais lieu à Noël. Les régions protestantes limitent les rituels aux 24 et 25 décembre. Avant et après cette date désormais, on travaille.

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