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Chrétiens d’Idlib : le témoignage de Mayda

La famille de Mayda menait une vie agréable avant l’expulsion des chrétiens de la ville syrienne d’Idlib. Sous ses yeux, son mari et son père sont tués par des islamistes. Machinalement, elle suit les autres chrétiens pour échapper à la mort et quitte Idlib.

Marie-Rose, une religieuse partenaire de la Solidarité Chrétienne Internationale, a évoqué l’histoire émouvante de Mayda dans son nouveau livre.

« Mayda, âgée de 53 ans, avait passé la majeure partie de sa vie à Idlib, une ville située près de la frontière turque. Elle avait épousé Jean et avait eu avec lui deux enfants, Sami et Jiselle, qui avaient maintenant respectivement 12 ans et 10 ans.

La famille de Mayda faisait partie de la soixantaine de familles chrétiennes de la ville, qui se réunissaient chaque dimanche dans les deux églises d’Idlib.

John Eibner s’entretient avec des chrétiens syriens qui ont dû fuir Idlib

Mayda était employée de la fonction publique tandis que son père et son mari tenaient un magasin de spiritueux. Mayda et Jean possédaient également un lopin de terre avec une cinquantaine d’oliviers et une vingtaine de pistachiers. Les enfants recevaient une excellente éducation et participaient activement à la vie de la paroisse. L’été, la famille passait les vacances au bord de la mer. En un mot, ils menaient une vie paisible et heureuse.

Les islamistes deviennent menaçants

Jusqu’en mars 2015, la ville d’Idlib n’avait pratiquement pas été visée directement par les groupes armés. Les habitants étaient néanmoins très préoccupés : les nouvelles qui leur parvenaient du reste du pays, en particulier de Damas, de Homs et d’Alep, n’étaient guère rassurantes. De plus, le bruit courait qu’un grand nombre de combattants du Front al-Nosra, allié avec Al-Qaïda en Syrie, s’étaient infiltrés dans la campagne d’Idlib en passant par la Turquie.

À la mi-mars, des rumeurs se mirent à circuler selon lesquelles le Front al-Nosra et une coalition d’autres groupes armés prévoyaient une attaque de grande ampleur contre Idlib. Mayda, son mari et le reste de leur famille étaient très inquiets. Le prêtre de leur paroisse tenta tant bien que mal de les rassurer, sans réaliser que la menace était bien réelle et le danger imminent. Par précaution, Jean et son beau-père cachèrent les marchandises de leur magasin dans la cave de leur maison.

Le 20 mars, il ne restait plus aucun doute : les combattants du Front al-Nosra et leurs alliés avançaient en direction de la ville d’Idlib ! Les habitants, paralysés par la peur, ne savaient que faire. Le 25 mars, la ville était encerclée et le bruit des combats retentissait un peu partout. Certaines familles parvinrent à s’échapper, mais la majorité se retrouva prisonnière. Mayda et les siens ne pouvaient rien faire d’autre que prier. Le Front al-Nosra avertit la population :

« Nous serons là vendredi, alors vous, kuffar (infidèles), préparez-vous au châtiment ! »

Les églises incendiées et les prêtres kidnappés

Comme annoncé, le vendredi 27 mars des milliers de combattants envahirent les rues désertes d’Idlib. Les habitants s’étaient terrés dans leurs maisons. Mayda avait fait de même et elle avait caché ses enfants dans le grenier. Son mari et son père, eux, étaient dans la cave. Elle parvint à joindre par téléphone des amis et des parents qui lui apprirent que des combattants avaient pénétré dans les deux églises de la ville, y avaient mis le feu et avaient kidnappé les prêtres. Encore aujourd’hui, nul ne sait ce qu’il est advenu de ces derniers.

Les combattants utilisèrent les haut-parleurs des mosquées pour appeler tous les « infidèles » et les « partisans du régime » à se rendre. Bien sûr personne n’obtempéra.

La cruauté pour étendard

Il semblait que les groupes armés étaient très bien informés sur l’identité des habitants et savaient exactement où se rendre. La porte de Mayda fut l’une des portes où ils frappèrent.

Quand elle entendit frapper à la porte, Mayda fit son signe de croix puis elle leur ouvrit. Devant elle, se dressaient une dizaine d’hommes à l’allure effrayante, vêtus d’une étrange manière, portant de longues barbes et armés jusqu’aux dents.

« Où sont ton mari et ton père, les marchands des boissons du diable ?

– Je n’en sais rien, répondit-elle. Ils ont quitté la maison au petit matin. »

L’un des hommes l’écarta violemment et descendit directement à la cave. Il en remonta après quelques secondes et força Mayda à l’y accompagner pour qu’elle regarde la scène, impuissante : ils s’étaient mis à quatre pour abattre son mari d’une centaine de balles. Ensuite, ils se saisirent de son père et lui brisèrent sur le crâne une bouteille d’alcool après l’autre, jusqu’à ce qu’il soit complètement couvert de sang. Puis ils quittèrent la maison. Par chance, ils ne posèrent aucune question sur les enfants. Toute tremblante, Mayda appela l’un de ses frères qui vint immédiatement pour l’aider à ensevelir les deux corps derrière la maison.

La mort ou la fuite

Deux jours plus tard, toujours par les haut-parleurs des mosquées, les combattants firent la déclaration suivante :

« Tous les adorateurs de la croix doivent quitter immédiatement la ville. Vous avez vingt-quatre heures pour partir, autrement vous serez tous exécutés ! »

Les quelque soixante familles chrétiennes d’Idlib rassemblèrent alors tout ce qu’elles pouvaient et quittèrent la ville en voiture. Après quelques kilomètres seulement, elles furent arrêtées à un point de contrôle dressé par le Front al-Nosra, où elles furent dépossédées de leur argent, bijoux et téléphones portables, condition sine qua non pour pouvoir repartir. Les rescapés trouvèrent refuge dans divers lieux sûrs du pays. Mayda, elle, s’installa chez l’une de ses sœurs qui vivait près de Homs, dans la « vallée des Chrétiens ».

Elle reste sans parler pendant plusieurs mois

À l’époque, j’allais environ deux fois par mois dans cette vallée pour rendre visite aux centaines de familles déplacées qui y vivaient. Pourtant, ce ne fut qu’au bout de deux mois seulement que j’entendis parler de Mayda. Dès que possible, je me rendis chez sa sœur. Une femme vêtue de noir était assise devant la maison. Son regard était complètement vide, son visage inexpressif. Il s’agissait de Mayda. Je restai environ deux heures, parlant avec ses enfants et sa sœur qui me raconta brièvement ce qui était arrivé à Mayda. Cette dernière était murée dans le silence. Je quittai Mayda le cœur lourd, résolue à continuer à lui rendre visite jusqu’à ce qu’elle puisse me raconter son histoire. Car parler peut se révéler salutaire. Je fis également de mon mieux pour aider ses enfants, les inscrivant notamment dans une école voisine.

Mayda ne quittait plus mes pensées. Je m’obstinais à trouver un moyen pour l’aider à s’ouvrir. Il me fallut attendre le mois de septembre pour que j’y parvienne. Au cours de l’une de mes visites, elle fondit tout à coup en larmes et me raconta son histoire dans les moindres détails. Elle avait perdu son mari, son père, sa maison. Sa famille était dispersée.

Des signes d’espoir

Malgré tout, elle était reconnaissante envers Dieu d’avoir protégé ses enfants. Ces derniers d’ailleurs faisaient de leur mieux à l’école et aidaient leur mère avec beaucoup d’amour.

Les blessures de Mayda sont loin d’être guéries et peut-être ne le seront-elles jamais. Je lui rends visite à chacun de mes déplacements dans la « vallée des Chrétiens ». Cela semble lui faire du bien, mais je sais qu’il est également essentiel que je prie pour elle. »

(Extrait du livre de sœur Marie-Rose, chapitre 23 « Mayda : Vêtue de noir et murée dans le silence », p. 109-113.)

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