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Quelle est la position de l’Eglise évangélique réformée de Suisse au sujet de l’avortement?

Après l’abrogation du droit à l’avortement aux États-Unis, l’éthicien Frank Mathwig fait le point sur la position de l’Église évangélique réformée de Suisse (EERS). Interview.
Jusqu’en Suisse, les femmes sont descendues dans la rue en réaction à la décision de la Cour suprême américaine de supprimer le droit constitutionnel à l’IVG. Chez les chrétiens, la question divise. Car si les milieux évangéliques et catholiques se sont toujours opposés au droit à l’IVG, la sensibilité réformée est toute autre. Explications avec Frank Mathwig, éthicien de l’Église réformée de Suisse (EERS).

Il y a quelques jours, la Cour suprême américaine a abrogé le droit constitutionnel à l’IVG datant de 1973. Quelle est votre réaction en tant qu’éthicien?

Ce jugement porte une atteinte massive aux libertés et aux droits de la personne. Il sert la stratégie de la morale conservatrice visant à restreindre le droit fondamental à l’intégrité physique et à une sexualité autodéterminée. Le juge conservateur Clarence Thomas réfléchit déjà d’ailleurs à haute voix au retrait du droit à la contraception, aux rapports sexuels consentis entre personnes de même sexe, aux droits LGBTQ+ et au mariage entre personnes de même sexe.

Quel est votre regard de théologien sur le caractère sacré de la vie voulue par Dieu, argument fondamental des partisans de cette abrogation?

La Cour suprême se montre suffisamment prudente pour renoncer à toute référence biblique en matière de procréation. D’un point de vue biblique, seul Dieu lui-même est sacré. Si les êtres vivants étaient sacrés, ils ne seraient plus du côté des créatures, mais du côté du Créateur. C’est pourquoi la théologie réformée s’oppose systématiquement à la divinisation de la vie. D’un point de vue biblique, la volonté de Dieu se manifeste dans son pouvoir sur la vie et la mort. Il n’en découle pas un principe d’action humaine, mais l’horizon sous lequel les êtres humains font face à la vie. Nous ne pouvons croire en un Dieu qui donne la vie que si nous acceptons de la même manière un Dieu qui la prend et en prive.

« Nous ne pouvons croire en un Dieu qui donne la vie que si nous acceptons de la même manière un Dieu qui la prend et en prive. »
FRANK MATHWIG

Quelle est la position de l’EERS au sujet de l’avortement?

En 1973 déjà, le Conseil de l’EERS (ancienne FEPS, ndlr) avait demandé une loi fédérale «qui reconnaisse la situation de détresse psychique et sociale d’une femme et lui ouvre la possibilité d’une IVG». Il a confirmé cette position en 1997 en ajoutant que la femme enceinte, respectivement le couple, devait pouvoir «prendre une décision de manière autonome et responsable» dans un délai déterminé. Dans la perspective de la votation populaire de 2002, il s’est en outre prononcé contre une obligation de consultation avant une IVG. C’est sur cette base aussi que le Conseil argumentait en 2012 en faveur du maintien de la prise en charge obligatoire des coûts de l’interruption de grossesse par l’assurance-maladie. L’EERS se rallie aujourd’hui encore à ces positions.

En outre, selon la conception réformée, l’Église ne se place pas entre Dieu et les êtres humains en tant que gardienne de la morale. Au contraire, elle proclame l’Évangile et accompagne les personnes à travers ses services d’aumônerie, de diaconie et par la prière, afin que chacun et chacune puisse s’orienter librement selon la parole de Dieu.

La liberté de choix de la femme prime, donc?

Du point de vue de l’EERS, les femmes et les couples doivent avoir la possibilité de prendre et d’assumer librement et sans pression extérieure une décision existentielle en toute responsabilité. La loi sur l’IVG n’est pas dirigée contre un enfant à venir, mais protège la femme enceinte dans sa constellation physique et psychique unique. On aurait beaucoup à gagner si les Églises se positionnaient enfin sans réserve du côté des femmes, afin de les aider à pouvoir rester aux côtés de la vie à naître.

« La loi sur l’IVG n’est pas dirigée contre un enfant à venir, mais protège la femme enceinte »
FRANK MATHWIG

Et que faire du sixième commandement biblique, «Tu ne tueras point»?

L’interdiction biblique de tuer présuppose des conditions sociales et politiques spécifiques dans lesquelles il est possible de faire la distinction entre les personnes (nées) qui commettent un acte et celles qui en sont victimes. Une critique de l’interruption de grossesse sur la base du sixième commandement n’est pas défendable pour deux raisons: premièrement, les hommes de la Bible ne comprennent pas la grossesse comme une relation entre la femme enceinte et le fœtus.

Deuxièmement, cette relation ne remplit pas la condition d’un vrai rapport social ou politique. La grossesse crée un lien corporel indissociable. Ce qui peut paraître paradoxal, mais la relation de grossesse est trop intime pour le sixième commandement. Cela ne contredit évidemment pas l’idée de distinguer le fœtus de l’utérus et de le traiter comme s’il s’agissait d’un être humain avec lequel il existe une relation sociale. Mais une telle interprétation métaphorique ne peut pas être déduite de l’interdiction biblique de tuer.

Le Code pénal suisse ne punit pas l’IVG lorsqu’il y a risque pour la santé de la mère, ou en cas de réelle détresse sociale. Selon vous, à partir de quand peut-on parler de détresse sociale?

La loi parle d’un «état de détresse profonde» de la femme (art. 119, al. 1, CP). Les raisons les plus fréquentes qui motivent une détresse sont embryopathiques (lésions de l’embryon, surmenage dû à la naissance d’un enfant gravement atteint), criminologiques (grossesse due à un viol ou à un abus), psychiatriques (stress lié à la grossesse et à la maternité qui s’ensuit) et socio-économiques. Une telle situation de détresse ne peut être évaluée de l’extérieur que dans des limites restreintes, car elle dépend essentiellement des ressources, des perspectives et des moyens de la personne qui la subit.

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