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Dieu(x), modes d’emploi

L’EXPO EN BREF

Dieu(x), modes d’emploi a une longue histoire : conçue et réalisée par Tempora/Musée de l’Europe, elle a été lancée à Bruxelles en 2006. Ensuite Madrid, Ottawa et Québec, Varsovie et Paris. Elle a partout bénéficié d’un succès considérable, aussi bien auprès du grand public que de la critique. Sans doute est-ce parce qu’elle est venue à son heure, à un moment de grand bouleversement, et donc de grande confusion. Elle répond à un constat d’évidence : le retour en force de la religion en Europe à la faveur de la mondialisation des moyens de communication et des mouvements migratoires, mais aussi, sans doute, de l’effondrement des grandes idéologies qui ont fonctionné en Occident comme des religions de substitution.
Or, dans cette Europe largement sécularisée, où la religion est devenue l’angle mort de sa civilisation, les sociétés d’accueil sont dans l’incapacité de se mesurer à ce phénomène. Pour ce faire, il est urgent de fournir aux citoyens, notamment aux jeunes générations, des clés de compréhension afin de préserver cohésion sociale et vigueur démocratique dans une société pluriconfessionnelle et destinée à le rester.
Nous avons choisi de « montrer » le fait religieux en offrant un aperçu des religions du monde, dans ce qu’elles ont d’universel et de particulier. Nous avons donc laissé de côté la théologie au profit des mille et une manières dont les simples fidèles vivent leur foi au quotidien. Les portes par lesquelles les visiteurs pénètrent dans les thèmes que nous avons identifiés relèvent de l’universel ; la manière dont ces thèmes sont traités, du particulier. Bien entendu, notre regard est neutre. Nous nous sommes bien gardés de hiérarchiser les religions, comme d’interroger la « vérité » qu’elles véhiculent. Et, implicitement par le point de vue adopté, explicitement dans le texte qui accompagne la pièce de théâtre qui rend compte des conflits religieux, nous rappelons que seule la laïcité garantit la coexistence harmonieuse des organisations religieuses.
Soutenu dès le départ par le Conseil d’État du canton de Genève, qui pratique une séparation des Églises et de l’État inédite en Suisse et ce depuis maintenant plus d’un siècle, ce projet apparaît comme une chance et un défi. Chance de pouvoir découvrir une exposition unique en son genre, dépassant tous les clivages par une approche thématique des religions ; défi de pouvoir approcher le cœur de l’expérience religieuse de façon universelle et personnelle.
Il y a quelques cinq cent ans, Genève se trouvait être l’un des épicentres des guerres de religion qui allaient ravager l’Europe et modifier son âme à tout jamais. Différentes par rapport à tous les conflits antérieurs, ces guerres avaient en effet révélé une nouveauté sans pareil : désormais, l’autre, l’étranger, n’était plus celui qui venait du dehors, d’au-delà des frontières, mais il pouvait désormais être le voisin ou le frère.
Aujourd’hui, Genève, forte de son destin de capitale humanitaire et internationale, travaille au quotidien pour que le vivre-ensemble devienne réalité. Cette exposition, qui se veut transversale, universelle et plurielle, s’inscrit totalement dans ce grand œuvre. Que ce soit par une approche artistique ou sociologique, elle ne refuse pas la difficulté, y compris celle d’aborder la question des conflits religieux.

UNE APPROCHE THÉMATIQUE

Basée sur un concept original, validé par un comité scientifique international présidé par l’historien et essayiste Elie Barnavi, l’exposition offre une approche thématique des religions. Le parcours se développe autour d’une dizaine de thèmes (divinités, cultes, au-delà, etc.) permettant aux visiteurs de comprendre l’universalité du questionnement religieux en même temps que l’extraordinaire diversité des réponses offertes par les différentes confessions.
Les différentes thématiques sont traitées au fil d’un itinéraire scénographique qui présente de multiples objets d’art et d’ethnographie. Une série d’œuvres contemporaines signées Kader Attia, Sylvie Fleury, Marco Brambilla, Naji Kamouche et Claudio Parmiggiani jalonnent le parcours. Elles ne sont pas là pour « illustrer » les thèmes auxquels elles sont associées. Si elles nous disent quelque chose sur ces thèmes, c’est en vertu de leur puissance d’évocation plutôt que d’explication. Une puissance d’évocation évidemment subjective.
En effet, chacune de ces œuvres propose un autre regard sur le sujet qu’elle accompagne, une manière décalée de l’appréhender, une émotion, une intuition. C’est ainsi que le concept intellectuel, les objets et les œuvres se complètent, l’un enfermant le propos dans une démonstration raisonnée, l’autre l’ouvrant à l’imagination. Voilà pourquoi nous nous sommes bien gardés de trop gloser sur les œuvres exposées, lesquelles échappent désormais au dessein des artistes comme à l’intention des concepteurs de l’exposition. Ici, elles appartiennent aux visiteurs, qui y verront ce qu’ils voudront et pourront.

POURQUOI UNE EXPOSITION SUR LES RELIGIONS ?

Parce que le phénomène est aussi massif que peu compris. Parce qu’en Europe, que nous soyons croyants, agnostiques ou athées, nous avons tous pris l’habitude de vivre dans des sociétés largement laïques. Parce que la sécularisation des esprits et des institutions s’est accompagnée d’une grande ignorance du fait religieux, et que cette ignorance est source de peur et d’agressivité. Et parce que nous sommes confrontés à un fait nouveau : les villes d’Europe sont devenues le creuset des religions du monde.
Or, cette rencontre n’est pas facile. Croyants, nous connaissons notre propre religion, très peu celle des autres ; non-croyants, nous avons tendance à ne voir dans la résurgence du religieux que ses aspects les plus inquiétants. Aussi est-il urgent de comprendre ce phénomène, qui risque d’être la grande affaire du XXI e siècle.

POURQUOI À GENÈVE ?

A Genève comme ailleurs, peut-être à Genève plus qu’ailleurs, cette exposition devrait être utile. Dans le contexte de la nouvelle loi sur la laïcité, elle est susceptible de remplir pleinement son rôle d’outil de connaissance et de peser ainsi sur le débat public. En abordant le fait religieux de manière thématique, transversale en quelque sorte, elle invite les visiteurs à prendre la mesure à la fois de son universalité et de l’infinie diversité de ses manifestations. Elle leur montre que les croyances des humains sont relatives, mais que leurs besoins spirituels, voire leurs pratiques, sont plus semblables qu’ils ne le pensent. Et elle le fait en montrant simplement ce qui est, sans asséner des vérités ex cathedra, sans alourdir le discours de considérations historico-théologiques. C’est un pari sur la connaissance, donc une leçon de citoyenneté.
En sortant de cette exposition, les visiteurs devraient avoir mieux compris que la laïcité n’est pas une machine de guerre contre la religion, mais la condition essentielle pour que les religions puissent coexister dans la cité sans se sauter à la gorge. Autrement dit, la condition essentielle de la démocratie. Comme toute entreprise culturelle, cette exposition est fondée sur un ensemble de valeurs : la soif de connaissance, la volonté de comprendre, le souci d’ouverture, de tolérance et de respect, mais aussi d’intransigeance sur les valeurs de liberté et de solidarité. Ces valeurs ne sont-elles pas celles de l’Europe elle-même ?

LE PARCOURS

L’exposition Dieu(x), modes d’emploi propose un large panorama des pratiques religieuses dans le monde d’aujourd’hui, au travers de thématiques voulues comme autant de portes d’entrée sur le fait religieux : Divinités, Au-delà, Passages, Cycles, Cultes, Lieux, Corps, Intercesseurs, Voix, Conflits et Coexistence. Ces thèmes sont autant d’aspects universels, autrement dit communs à toutes les religions du monde. Chaque section est abordée selon un angle particulier et une muséographie originale, mêlant une approche anthropologique et artistique.
Avant d’entrer dans l’exposition, les visiteurs sont confrontés à des images de rassemblements de croyants, toutes religions confondues, projetées sur des tulles. Cette installation artistique, appelée « Foule », invite le visiteur à se couper du monde extérieur et à entrer dans le sujet.

REPÈRES

L’espace « Repères » en prélude de l’exposition offre des données cartographiques et statistiques du fait religieux – dans le monde, en Europe, en Suisse, à Genève enfin. Le message implicite que véhiculent ces données factuelles est le suivant : l’Europe est devenue le creuset des religions du monde. C’est un fait historique auquel nous devrons nous habituer. Ces communautés devront apprendre à vivre ensemble et la connaissance du système de croyances de l’Autre est donc plus nécessaire que jamais.

DIVINITÉS

Ce premier espace plonge les visiteurs au cœur d’un panthéon disparate de divinités. On y trouvera une grande diversité de pièces de toute sorte – un échantillon des divinités du monde, montrant la diversité de formes que l’humanité a donnée à ses dieux. La présence de certaines d’entre elles surprendra peut-être : que vient faire ici Elvis Presley ? Au visiteur de le découvrir.
La scénographie, avec ses socles de taille identique, soutient le propos : toutes les religions sont mises sur un pied d’égalité. Le visiteur entend également un discret fond sonore : des cloches dont l’usage est commun à de multiples religions.

AU-DELÀ

Cet espace propose des témoignages audio-visuels de croyants – et d’un non croyant – vivants en Europe sur leur conception de la vie après la mort. Ce ne sont pas des dignitaires des religions concernées ni des théologiens, mais de « simples » fidèles qui expriment leur foi. Une série d’écrans est disposée dans l’espace. Chaque écran permet au visiteur d’écouter un témoignage qu’ils peuvent découvrir sans ordre particulier (une juive, une catholique, un musulman, une protestante, un pentecôtiste, une bouddhiste, un athée… ).

PASSAGES

Le visiteur pénètre ensuite dans l’espace consacré aux passages qui, de la naissance à la mort, ponctuent la vie de l’individu et que la plupart des religions ont ritualisé. L’espace est marqué par des photos qui illustrent les quatre grands passages : l’entrée dans la communauté, le passage à l’âge adulte, le mariage et la mort. Le support principal de l’information est l’audio-visuel. Pour chaque passage, quatre grands écrans diffusent en boucle un choix de quatre rites d’initiation pratiqués dans la plupart des religions. Dans un petit espace attenant, le visiteur est invité à entrer dans une installation artistique évoquant le baptême protestant de jeunes enfants.

CYCLES

Au bout du couloir, le visiteur découvre comment les religions conçoivent et organisent le temps des croyants. Un dispositif composé d’un cylindre et un jeu de projection lumineuse permet aux visiteurs d’expérimenter la différence de perception du même objet selon le temps linéaire ou circulaire. Un deuxième panneau traite du temps des hommes, toujours cyclique et rythmé par le calendrier religieux.
En quelle années sommes-nous pour un juif ? Pour un hindou ? Pour un musulman ? Un graphisme permet de comprendre que, s’il se fait partout, le nouvel an ne commence pas pour tous au même moment. Ensuite, le visiteur entre dans une nouvelle boîte d’expérience pour découvrir l’impressionnante installation artistique de Marco Brambilla.

CULTES

L’espace suivant est consacré aux cultes. Cinq cabinets de curiosités présentent des regroupements d’objets du quotidien qui illustrent cinq des dix modalités de dialogue avec le divin que nous avons identifiées (louer la divinité, la supplier, apprendre sa parole, la nourrir, s’en nourrir). Trois autres vitrines présentent des ouvrages (« apprendre sa parole ») remarquables par leur ancienneté et leur qualité : une Bible de Luther de 1532, un Coran du XIX e siècle et un rouleau de la Torah du XIX e . Une vitrine interroge sur les cultes athées du XX e siècle développés par le communisme.
L’expérience sensorielle liée à ce thème consiste en un espace sombre dont les murs sont couverts de petits carreaux à l’effigie du Bouddha. Un moulin à prières tibétain occupe le centre de la pièce, laissant juste aux visiteurs la place pour passer. Ils sont d’ailleurs invités à le faire tourner (dans le bon sens !) autant qu’ils le souhaitent.

LIEUX

Lieux naturels, lieux bâtis, lieux bâtis sur des lieux naturels – toute religion s’inscrit dans l’espace physique, qu’elle organise pour ses besoins. Une série de maquettes présente la diversité des lieux de culte bâtis. Certaines sont anciennes alors que d’autres proposent des édifices religieux contemporains conçus par des grands noms de l’architecture, tel Mario Botta. En face, dans une immense carte du monde sont intégrées des vitrines qui présentent des souvenirs de pèlerinage. Ces objets parfois « kitch », souvent émouvants, évoquent les boutiques dont ils proviennent. Une vitrine est consacrée à Saint Maurice d’Augone, haut lieu suisse de la chrétienté. Proche de la carte, un panneau graphique montre le « Sentier des Huguenots » qui traverse quatre pays d’Europe, dont la Suisse. Troisième élément, un défilement d’images projetées montre un choix de lieux sacralisés. Une légende accompagne chaque image, précisant à quelle catégorie de lieu appartient l’image : sites sacrés naturels, lieux de culte construits, lieux de cultes construits sur des sites sacrés naturels, lieux de culte communs, lieux de pèlerinage. Enfin, un témoignage, fort et touchant, d’un pèlerin genevois ayant parcouru 22 0000 km en 25 ans sur les chemins de Saint Jacques, de Suisse et jusqu’à Jérusalem, en ayant toujours une ouverture sur la multiplicité des confessions.

CORPS

L’espace qui suit met en scène les divers usages religieux du corps humain. Le support principal de l’information est la photographie. Organisées selon six thèmes (habiller le corps, s’en servir, le marquer, le maîtriser, le nourrir, le purifier), les photographies sont présentées sur des plaques de verres rétro-éclairées. Ici, l’installation proposée est ludique et interactive. Il s’agit d’un jeu de coopération conçu spécialement pour l’exposition. Il propose aux visiteurs de participer à la composition du repas d’une fête de quartier dans une ville européenne contemporaine comme Genève. Le but de ce jeu est de faire comprendre aux visiteurs que les prescriptions religieuses en matière d’alimentation, bien que difficiles à concilier, n’empêchent pas le partage et la convivialité. Ce jeu nécessite la présence de quatre personnes. Le visiteur est en effet amené à choisir un personnage appartenant à une religion et à composer un menu qu’il peut partager avec ses commensaux adeptes d’autres religions.

INTERCESSEURS

Cet espace est consacré aux intermédiaires entre les fidèles et leurs divinités. Cinq silhouettes aussi dissemblables que possible attirent le regard. Ce sont les costumes de trois intercesseurs « formels » (prêtre catholique, pope orthodoxe, moine bouddhiste thaïlandais et plateau de divination africain), mis en volume par des mannequins invisibles, qui se côtoient en un dialogue improbable. Un meuble à tiroirs verticaux présente seize biographies illustrées d’intercesseurs « charismatiques ».
Dans cet espace le visiteur peut également découvrir comment des créateurs de mode, tel Castelbajac et VandeVorst, se laissent inspirer par la religion.

VOIX

Dans cet espace, et de manière quelque peu paradoxale pour une exposition, l’œil le cède à l’oreille. On déambule dans un espace visuellement dépouillé, suffisamment agréable pour ne pas être oppressant. Le public peut se déplacer ou s’asseoir s’il le désire.
Ici, l’élément principal est le son : une composition créée par Cédric Dambrain mélange des voix qui psalmodient, des mélodies instrumentales et vocales harmonieuses ou discordantes, des prêches rythmés… Une diffusion spatialisée par des sources multiples doit donner le sentiment que les différentes voix se répondent, s’affrontent ou se marient.

CONFLITS, COEXISTENCE ET LAÏCITE

Le visiteur est enfin invité à se diriger vers la salle de théâtre. Dans la zone d’attente, une installation artistique intitulée « A bas les cieux », de Naji Kamouche, évoque conjointement la violence (un ring de boxe) et la sagesse ou la douceur (le tapis). Une fois dans la salle, les visiteurs deviennent spectateurs. Sur la scène, deux actrices vont jouer Au commencement, une pièce de Philippe Blasband spécialement écrite pour l’exposition. L’auteur y traite du problème des conflits entre religions, sous l’angle des sentiments que peuvent ressentir leurs protagonistes, acteurs ou victimes, ou les deux. La pièce, composées de 12 tableaux, est une plongée, cette fois historique, dans la guerre de religion.
Comment « montrer » la violence religieuse sans resservir des images qui ont fait le tour du monde et qui, hors contexte, n’expliquent pas grand-chose ? Le théâtre fait mieux qu’émouvoir ; il permet une épaisseur historique dont l’image est incapable. Il donne des clés pour l’intelligence d’un phénomène dont aucun système religieux n’est exempt. En mettant de la distance entre nous et notre expérience immédiate, il nous fait vraiment comprendre. Avec Au commencement, Dieu(x), modes d’emploi ouvre les portes d’un nouveau genre : le théâtre d’exposition.

SCÉNOGRAPHIE

Mettre en scène un sujet aussi vaste et complexe constitue un défi que l’équipe de Tempora a relevé en s’appuyant sur une série de principes scénographiques dont le visiteur découvrira la mise en œuvre.
Une exposition, quelle qu’elle soit, est un objet intellectuel construit par ses auteurs. Nous avons écrit cette exposition en suivant, premièrement, son parti pris intellectuel (voir infra) et deuxièmement, en mettant le sujet véritablement en récit. Les religions sont abordées selon un point de vue transversal comme si on les regardait à travers de multiples fenêtres : Divinités, au-delà, Cultes, Intercesseurs…
La spécificité de Dieu(x) modes d’emploi est le travail fondamental mené sur le lien entre le contenu et le contenant : pour chaque sujet thème, nous avons suivi une sorte de ligne où le fond nous a guidé pour trouver la forme appropriée. Ces choix ont parfois été drastiques, limitant chaque sujet à un moyen privilégié.
• Divinités : la création artistique sous toutes ses formes mise au service de la religion à travers de splendides objets ou écritures venant des collections de prestigieux musées européens.
• Au-delà : des témoignages incarnés par des croyants – et non croyants – décrivant leur vision de l’au delà, et l’influence que celle-ci a sur leur façon de vivre, hic et nunc.
• Passages : des films évoquant des grands moment de la vie humaine, individuelle et collective, lors des rites.
• Cultes : la multiplicité et le foisonnement des objets, souvent mis en situation, et des attitudes soulignant de nombreuses ressemblances entre les religions.
• Voix : le son, rien que le son, juste le son. Le visiteur est dans une boîte totalement noire afin de concentrer tout son être sur une œuvre magistrale combinant les sons de 150 religions différentes.
• Cycles : une manipulation simple pour comprendre le phénomène complexe du temps linéaire et du temps cosmique.
• Corps : une mosaïque de photographies puissantes permettant de vivre un tour du monde découvrant les liens les plus étonnants entre corps et religion.
• Intercesseurs : une réflexion sur les personnages, qui par leur action ou leur fonction intercèdent entre les fidèles et le monde qui les dépasse.
• Lieux : un autre tour du monde en photographies, maquettes et objets de pèlerinage des hauts lieux des croyances.
Entre ces espaces raisonnés, nous avons souhaité que le visiteur s’ouvre d’avantage encore à l’émotion, en s’immergeant dans des boîtes d’expérience d’une grande variété : des œuvres d’art contemporain, des interactifs ludiques, et, le plus inattendu : une pièce de théâtre. Pourquoi ce média ? Parce que ce sont les humains qui peuvent, dans certains contextes s’emparer de la religion pour en faire une arme redoutable.

INITIATEURS DU PROJET

L’exposition Dieu(x), Modes d’emploi a été conçue et réalisée par Tempora à la demande du Musée de l’Europe (Bruxelles). Lors de sa création, l’exposition a été validée par un comité scientifique présidé par l’historien et essayiste Elie Barnavi et a été lancée à Bruxelles en 2006-2007. À chacune de ses représentations, l’exposition a été adaptée et mise à jour : à Madrid, Centro Cultural de la Villa, 2007-2008 ; Québec, musée de la Civilisation, 2010 ; Ottawa, musée canadien des Civilisations, 2011 ; Paris, musée du Petit-Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, 2012-2013 ; Varsovie, musée d’ethnographie, 2013.
Pour la présente version, l’adaptation scientifique, scénographique et artistique est l’œuvre conjointe de Tempora à Bruxelles et Genève, d’Opus One et de l’association « Exposition Dieu(x), modes d’emploi à Genève ». Présidée par Madame Isabelle Graesslé, théologienne et ancienne directrice du Musée international de la Réforme, elle compte un représentant de l’État de Genève, Monsieur André Castella, ancien secrétaire général adjoint au Département de la Sécurité, de l’Emploi et de la Santé, l’ancien directeur du Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Monsieur Roger Mayou et Monsieur Claude Membrez, directeur général de Palexpo.

DOSSIER DE PRESSE

Tempora s.a. est le spécialiste belge de la conception et de la réalisation d’expositions et de biens culturels. Créée en 1998 par Benoît Remiche et le Groupe De Boeck éditions, Tempora est située à Bruxelles. La société emploie 60 personnes et dispose de ses propres ateliers. Tempora a conçu et réalisé de nombreux musées et espaces d’exposition permanente parmis lesquels on retiendra le musée de la seconde guerre mondiale de Gdansk, le centre de découverte de la Caverne de Pont d’Arc ainsi que d’importantes expositions temporaires d’une grande diversité dont 21 Rue La Boetie : Picasso, Matisse, Braque, Léger et Pompeii, The immortal City.

MUSÉE DE L’EUROPE

Fondée en 1998, l’Asbl Musée de l’Europe s’est fixé comme objectif d’offrir aux citoyens européens, par la culture et l’histoire, les clés de leur entreprise commune. Autrement dit, leur faire comprendre que l’Europe qui se construit sous leurs yeux est davantage qu’une affaire bureaucratique : un projet ancré dans une civilisation partagée. L’idée centrale est de contribuer ainsi à la découverte d’une identité européenne qui existe bel et bien, sans que nous, citoyens de l’Europe, en soyons toujours conscients – une identité non pas exclusive d’autres identités, notamment nationale, mais inclusive et ouverte au dialogue avec d’autres civilisations.
Depuis sa fondation, le Musée de l’Europe a réalisé en partenariat avec la société Tempora, tant en Belgique qu’à l’étranger, des expositions de civilisation selon les deux axes qu’il privilégie depuis l’origine : l’Europe qui s’interroge sur elle-même (L’Europe, c’est notre Histoire ! ; La Shoah par balles ; 14-18, c’est notre histoire ! ; Kominek, un père méconnu de l’Europe) ; et l’Europe dans son rapport à d’autres aires de civilisation (Dieu(x), modes d’emploi ; L’Amérique, c’est aussi notre histoire !

Source : Exposition Dieu(x), modes d’emplois à Genève

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