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La biosécurité contre les risques sanitaires

Les séminaires  sur  la  biosécurité  dans  les  élevages initiés  par  la  Gabonaise de  Chimie, se sont  poursuivis le  26 septembre  dernier à  Akanda,  dans la  banlieue  Nord de  Libreville. Il était question, au cours d’un riche échange, de sensibiliser  les  participants  sur l’ensemble des  mesures à  prendre  dans  les  élevages  pour éviter l’introduction de microbes et  les  maladies  et  de  veiller à  disposer  d’animaux en  parfaite  santé.
La biosécurité désigne l’ensemble de mesures préventives et réglementaires visant à réduire les risques de diffusion et transmission de maladies infectieuses chez l’homme, l’animal et le végétal.

« La biosécurité est importante, car elle permet d’améliorer la  rentabilité des  élevages en mati-re de  rentabilité. C’est  une question de  santé  publique car les animaux  malades transmettent les  maladies aux  hommes. C’est  le  cas de la  rage », recommande la vétérinaire conseil de  la  Gabonaise de  Chimie, Sandrine Guindjoumbi.

Elle  ajouta que  « la  biosécurité  nous  renvoie également à  la question de  la  santé animale. Il faut  dépenser de  l’argent pour soigner les animaux et les enjeux de  développement du  commerce international sont  importants ».
La maîtrise de la bonne santé des animaux est au cœur des préoccupations des éleveurs. Pourtant, la notion de biosécurité, approche globale de la santé, est très diversement perçue. S’il est  rare de  trouver des  vétérinaires dans  les provinces  gabonaises, la principale motivation des éleveurs enquêtés est d’améliorer leur biosécurité pour  limiter les frais vétérinaires.

 Circonscrire  le  développement des  germes  pathogènes

La notion de biosécurité regroupe l’ensemble des mesures visant à faire obstacle à l’introduction et à la diffusion d’un  germe pathogène dans le troupeau et celles empêchant ou limitant sa sortie pour éviter de contaminer un autre troupeau, l’homme ou encore l’environnement.
On est donc face à des enjeux de santé animale, mais également de santé publique dans le cas notamment des zoonoses. Aussi, la biosécurité représente un des leviers d’action de la réduction de l’utilisation des antibiotiques en élevages, car moins d’agents pathogènes (bactéries, virus, parasites et champignons) et des agents pathogènes mieux maîtrisés, c’est moins de traitements, moins d’antibiorésistances, moins de pertes, moins d’impacts financiers…
Rappelons que  les principales mesures de gestion des risques sanitaires sont familières aux éleveurs de bovins, mais le mot “biosécurité“ reste encore méconnu voire porteur d’une image négative. En effet, selon une enquête qualitative menée  en  France à l’Institut de l’élevage, auprès de quarante-quatre exploitations laitières ou allaitantes et dans cinq départements français,
77 % des enquêtés déclarent ne pas connaître vraiment le sens de ce mot en élevage bovin. Ce terme est pour eux associé à des productions qualifiées de plus intensives ou bien lié à un type de production industrielle (chimique, nucléaire…) dans lequel ils ne se retrouvent pas.
Or, vacciner, pratique courante, constitue  une mesure de biosécurité, car la  vaccination  permet de maîtriser les pathologies.
Si les principaux risques sanitaires sont connus des éleveurs (risques de contamination entre troupeaux et risques internes au troupeau, entre adultes et jeunes, par exemple), leur perception varie et «explique en grande partie le choix des mesures mises en œuvre dans les élevages, parfois incomplètes ou pas toujours effectuées dans les temps.
Les exploitants enquêtés considèrent que les mesures de biosécurité les plus importantes sont celles relevant de la biosécurité externe. Ainsi, les actions de prévention sécurisant les échanges d’animaux sont plébiscitées par 57 % d’entre eux.  En revanche, la pratique de la quarantaine, sécurisant l’entrée de nouveaux animaux, reste difficile à mettre en application, en raison de possibilités d’isolement limitées dans les bâtiments existants. Les risques liés aux contacts fortuits entre des troupeaux voisins ou liés aux visiteurs et intervenants sont perçus comme moins graves.
Les pratiques de biosécurité interne sont, quant à elles, moins bien identifiées. En conséquence, elles relèvent davantage de gestion de situations à problèmes que de prises de précautions. Mais la gestion des animaux malades représente l’une des trois mesures jugées importantes par les éleveurs de l’échantillon enquêté pour la sécurité sanitaire.
Limiter les frais vétérinaires est la principale motivation des éleveurs enquêtés à améliorer leur biosécurité. Des freins importants existent toutefois. Ils sont majoritairement d’ordre pratique. La mise en œuvre de mesures de biosécurité se heurtent le plus souvent aux habitudes de travail ainsi qu’aux contraintes des bâtiments et équipements existants.
Le terme biosécurité nécessite donc d’être mieux explicité pour en améliorer la perception, par les éleveurs de bovins.  Il est nécessaire de rechercher ensemble des mesures de biosécurité adaptées au contexte et au fonctionnement des exploitations.

Vendre des produits propres et saints

La vente des produits  saints permet,  à  terme, de  réduire  la  pauvreté.  Les  bâtiments qui abritent les  élevages doivent  être propres à  l’intérieur comme à  l’extérieur. Ainsi, nettoyer les  murs  de  l’intérieur de  la  ferme doivent  être bien entretenus, totalement  désinfectés à  l’aide du  TH4 +. C’est pourquoi il  faut placer de la  pédiluve à l’entrée des  fermes contenant des  produits  désinfectants comme  le  virunet, un nettoyant désinfectant de carrosserie, de goulottes et/ou de filtres.
La  biosécurité  est un enjeu majeur pour sécuriser les élevages face aux épizooties. Pour endiguer la répétition des crises sanitaires touchant l’aviculture. En  France, les deux crises d’influenza aviaires de 2015-2016 et 2016-2017 (H5N8) ont très fortement impacté la filière palmipèdes à foie gras et volailles du sud-ouest. Très couteuse pour les éleveurs et pour l’État (chiffres en encadré), cette succession de crises a mis en évidence la sensibilité de la filière aux épizooties et la nécessité de renforcer de façon importante les dispositifs de biosécurité.
Les oiseaux migrateurs sont aussi incriminés dans cette épizootie H5N8.  Au-delà de toutes ces mesures de renforcement de la biosécurité à l’intérieur de la filière, il est souhaitable de  protéger les élevages des contaminations venues des oiseaux migrateurs. Il faut un niveau d’exigence élevé pour la protection de l’accès à l’alimentation et à l’eau dans les élevages. Il faut rendre ces points d’eau et d’alimentation moins attractifs pour la faune sauvage pour réduire les risques de contact entre les migrateurs et les oiseaux domestiques. Au moment des migrations, nous proposons un confinement ou une adaptation du parcours pour ne pas attirer les oiseaux sauvages.
Les  oiseaux  sauvages transmettent des  microbes et des  maladies aux animaux de la  ferme. Il  faille éviter l’entrée des  volailles domestiques (  poules, canards etc .) dans  les élevages ainsi que  les  mouches,  les   rongeurs,  les  souris,  les rats ;  les  reptiles, les   fourmis qui  sont également des  vecteurs de  maladies auprès des animaux.
Les éleveurs de volailles commerciales (volailles de chair et palmipèdes) doivent avoir mis en place un plan de biosécurité sur leurs élevages. Chaque éleveur doit avoir mis en place un plan de biosécurité, il doit être adapté aux modes d’élevages pratiqués, à la configuration du site d’exploitation.

Antoine  LAWSON

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